Part 4
Par Ludovic Lorenzi
Biographie de Ludovic Lorenzi disponible sur le site Tai Phong Officiel (taiphong.org qui n'existe plus)
La traversée du désert (1980-1993)
1) La séparation :
En 1980, le groupe se disloque. Il aurait pu enregistrer un quatrième album mais un problème de contrat avec l'éditeur décide les membres de tout arrêter. De toute manière, plus personne ne semble intéressé par la musique de Taï Phong. Chacun part donc de son coté.
Jean-Jacques Goldman, qui ne veut pas refaire de disque solo chez WEA, rompt son contrat et recherche une nouvelle maison de disque. La suite, on la connaît.
Michael Jones, après quelques aventures musicales plus ou moins bonnes (Week-end millionnaire, produit par Jean Mareska et Gulfsteam, produit par William Sheller) retrouve Jean-Jacques Goldman en 1983 pour ses concerts. Il ne le quitte quasiment plus depuis.
Khanh, lui, s'occupe de rubriques dans des revues musicales et ouvre un magasin d'instruments où Stéphan Caussarieu viens parfois donner des cours de batterie.
Ce dernier multiplie également les expériences musicales avec d'autres artistes. En 1982, il présente des chansons à Jean Mareska qui les fait écouter à des maisons de disques. L'année suivante, Stéphan signe chez Barclay et sort " Tous les nights and days ", un 45 tours qui a un succès d'estime. Mais la maison de disques s'arrête peu de temps après. Tout est donc à refaire. Stéphan retrouve un contrat chez Vogue en 1985 et publie " Taxi de nuit ", son deuxième single.
2) Taï Phong sort de l'oubli :
En 1984, le succès de Jean-Jacques Goldman remet Taï Phong au goût du jour. WEA ressort " Sister Jane " en 45 tours, ainsi que les trois albums en vinyl. La maison de disque édite en plus " Les années Warner ", une compilation qui reprend les six chansons en français enregistrés par Jean-Jacques Goldman entre 1976 et 1979 ainsi que trois titres de Taï Phong (un extrait de chaque album). Une plus jeune génération peut ainsi découvrir l'ancien groupe de Jean-Jacques Goldman.
3) Le déclic :
Lors de sa tournée 1985-86, Jean-Jacques Goldman décide de reprendre " Sister Jane " sur scène. Au départ, il fait appel à Khanh pour l'aider à trouver le son juste pour la chanson, puis lui propose de monter sur scène avec lui. Et les autres ont suivi… C'est ainsi qu'en décembre 1985, Khanh, Stéphan Caussarieu et Pascal Wuthrich se retrouvent au Zénith accompagnant Jean-Jacques Goldman et Michael Jones, le temps de " Sister Jane ".
Le fait de retrouver sur scène la formation " Taï Phong version 1979 " a été comme un déclic pour Khanh et Stéphan qui avaient toujours eu l'idée de reformer le groupe et de refaire un disque. D'autres critères allaient rendre les choses plus concrètes : Stéphan était déjà sous contrat chez Vogue, où travaillait aussi Dominique Lamblin, l'ancien responsable de l'international chez WEA en 1975. Stéphan avait en réserve une chanson qu'il trouvait bien pour Taï Phong : " I'm your son ". Khanh a composé " Broken dreams " pour la circonstance. Il ne restait plus qu'à retrouver un producteur : Jean Mareska allait reprendre du service.
Jean-Jacques Goldman a été contacté pour participer au disque. Il a accepté et fait les chœurs sur le titre de la première face, " I'm your son ". Pascal Wuthrich a aussi participé au disque mais comme musicien du groupe et non comme membre à part entière. En fait, officiellement, Taï Phong, c'était Stéphan et Khanh.
4) De nouveaux déboires :
Le 45 tours est sorti en 1986 mais n'a pas eu de succès. Un clip avait été tourné pour " I'm your son " dont 50 diffusions avaient été prévues sur la chaîne musicale TV6. Malheureusement, l'arrêt de celle-ci, peu de temps après, a coupé court à la promotion. La chanson est beaucoup passé dans les clubs mais ça n'était pas assez pour la faire connaître du grand public.
Suite à cet échec, l'album annoncé, " The return of the samouraï ", n'a pas vu le jour. Il n'a même pas pu être enregistré. Chacun est retourné à ses occupations.
En 1987, Stéphan Caussarieu sort un ultime 45 tours chez Vogue : " Même si tu m'aimes ". Peu de temps après, la maison de disques s'arrête… C'est l'éternel recommencement. Stéphan, un peu lassé de toutes ces mésaventures, s'offre un temps de réflexion.